mercoledì 20 agosto 2008

quelli che BHL non ha visto

Dans le havre de paix du monastère d'Alagir, en Ossétie du Nord, les réfugiés songent à rentrer à Tskhinvali, avec un espoir mêlé d'angoisse
LE MONDE 20.08.08 14h29 • Mis à jour le 20.08.08 15h22


ALAGIR (OSSÉTIE DU NORD) ENVOYÉ SPÉCIAL
C'est l'image même d'un havre de paix. Le monastère d'Alagir est posé dans un écrin de végétation foisonnante à la sortie de la ville, à près de 30 kilomètres de Vladikavkaz, la capitale de l'Ossétie du Nord. Bien que situé au bord de la route principale qui conduit vers Tskhinvali et la région séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud, défigurée par les chenilles des tanks russes, on s'y sent loin de la guerre, loin de tout.



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Les roses sont soigneusement entretenues, la douce odeur des pastèques du Caucase se mêle dans l'air chaud à celle de l'herbe fraîchement coupée. Les chambres, elles, sont tout à fait dignes d'une maison de repos pour ouvriers méritants. Les 48 refugiés sud-ossètes qui vivent toujours dans le monastère en ont fait un sujet de boutade : ils ne veulent plus jamais quitter les lieux.
Pourtant, l'heure est au retour en Ossétie du Sud. "La moitié des réfugiés ont déjà pris le chemin inverse. Parmi la moitié qui reste, la grande majorité vit chez des proches, soit environ 15 000 personnes, explique, à Vladikavkaz, Irina Andrianovna, du ministère des situations d'urgence (MTchS). Il reste aussi 5 324 personnes dans des campements provisoires, disséminés dans les régions du sud de la Russie."
Dans ce moment de parenthèse étrange entre les promesses de règlement du conflit faites sur le papier, à Tbilissi et Moscou, et leur concrétisation sur le terrain, les déplacés se parlent ; ils récoltent, par le bouche à oreille, les derniers échos venant du sud ; et surtout, ils regardent la télévision.
Les chaînes russes le clament d'une voix enthousiaste : l'heure est à la reconstruction ; ce que les Géorgiens auraient détruit à eux seuls, les autorités fédérales et locales vont le rétablir, le rebâtir, le réparer.
Le MTchS a installé deux hôpitaux provisoires à Tskhinvali, après les dégâts infligés au seul établissement de la ville. Des lieux de distribution de nourriture ont été mis en place. Mais l'eau courante et l'électricité manquent cruellement.
"J'ai envie de revenir à Tskhinvali, mais le plus gros problème, c'est vraiment l'électricité, surtout avec les enfants", explique Tina Tedeieva, 19 ans. Tina porte son fils et une large croix orthodoxe autour du cou ; elle a des origines géorgiennes, qu'elle renie sous le coup de la colère.
Son histoire éprouvante est partagée par d'autres : c'est celle des premiers jours de la guerre, passés dans la cave de l'immeuble, situé en bordure de Tskhinvali. "Il y avait déjà eu des tirs le 1er août, du côté géorgien, puis le 5, avant l'attaque du 7 août, dit-elle. Au total, on a passé avec les voisins près d'une semaine dans la cave. On s'est nourri, à 15, avec une grande saucisse, du pain rassis et des compotes maison qui étaient stockées là. Quand les tanks sont entrés dans la ville et qu'on a vu des avions voler vers Gori, on était heureux : on croyait qu'il s'agissait des Russes venus nous sauver." C'était les Géorgiens. Mais la 58e armée russe n'a pas tardé. "Un voisin est venu nous dire de rester tranquilles car les Russes allaient faire une zatchistka (nettoyage) dans la ville", se souvient-elle.
"DÉFENDRE SA PATRIE"
Au bout de trois jours de combats, Tina est sortie du sous-sol et a entamé une marche de 16 km, à travers la forêt et les champs, avant d'être enfin embarquée dans une voiture à destination de l'Ossétie du Nord. Au monastère d'Alagir, elle a retrouvé sa belle-mère, Valentina, 52 ans, professeur de danses traditionnelles. Celle-ci a eu de l'instinct, en se réfugiant dès le 2 août dans la maison de ses parents, dans le village de Java. "Le conflit dure depuis dix-huit ans, par intermittence, mais personne ne s'attendait à une telle démesure", soupire-t-elle.
A ses côtés, soeur Nonna, qui dirige le monastère, fronce les sourcils. "Tous les réfugiés le disent, la seule erreur des Russes a été d'intervenir trop tard", affirme-t-elle. Soeur Nonna en est persuadée : les Géorgiens "ont tué des femmes, des enfants, des blessés". Elle rapporte même cette rumeur de guerre classique : ils auraient lancé une grenade dans une cave où s'abritaient des vieillards !
Pour entendre des propos plus mesurés, l'archevêque Feofan semble mieux indiqué. Justement, l'archevêque de Stavropol et du Caucase, le plus haut représentant de l'Eglise orthodoxe dans le Caucase et le sud de la Russie est en visite dans le monastère. Avec ses yeux bleu arctique et son nez en trompette, il parle comme un homme de foi quand il inspecte fièrement les cartons d'aide humanitaire, mais s'exprime à la façon d'un général quand il évoque le conflit. "Saakachvili a détruit la Géorgie par ses actes, clame-t-il. Ce n'est pas une guerre entre orthodoxes ni entre deux peuples. Tout vient de la décision criminelle d'un dirigeant de bombarder Tskhinvali et de tirer sur la population civile ossète. On a jugé Milosevic, on a pendu Saddam Hussein. Et là ? Pourquoi ces doubles standards ?"
Et les civils ossètes qui ont pris les armes, les brigades autoconstituées se faisant justice ? Qu'en pense le serviteur de Dieu ? Que du bien. "Tout citoyen doit agir comme ça pour défendre sa patrie, dit-il. Comment faire autrement, quand vous voyez vos proches se faire tuer ?"
Pendant ce temps, Tina joue dans la cour avec son fils. Son mari n'est pas là : Inal, 25 ans, a défendu Tskhinvali contre les Géorgiens. Sa mère, Valentina, en est fière. "Il a fait comme tous les hommes en âge de le faire : combattre. Avec son groupe de quatre-cinq personnes, il a fait sauter un tank géorgien avec ses occupants."
Piotr Smolar

verità

Nel paese della bugia, la verità è una malattia

Gianni Rodari

BHL sulla Georgia (con due commenti)

Ricevo e volentieri inoltro da parte di Attilio Mangano, cui mi permetto solo di far notare che BHL (e anche lui, mi sembra) pare credere che la propaganda venga solo da parte russa. è giusto chiedere di non essere unilaterali, ma in nessuna direzione...
giovanni

Nel segnalare questo tragico e commosso scritto di Bernard Henri Levi ( Corriere della sera di oggi) è troppo chiedere che la sinistra europea, a quarant'anni dalla Primavera di Praga cominci a fare i conti con la portata strategica delle moderne rivoluzioni anticomuniste, da Solidarnosc alla caduta del muro di Berlino alla rivoluzione delle rose e alla rivoluzione arancione? C'è in esse, credo, un nucleo di fondo nel modello di nuova democrazia e di culture antitotalitarie che ne emerge e che non può essere regalato all'idea accomodante del buon vicinato con la grande potenza
russa. Nè basta rilevare i limiti di queste " rivoluzioni" in lotta contro sistemi corrotti quando in Italia si denunzia il berlusconismo e non si vede in Putin l'altra faccia del dominio del futuro.
( attilio mangano)
Georgia nuova Cecenia «Questa è terra russa»
Sono stati uccisi padri davanti ai figli, figli davanti ai padri
La prima cosa che colpisce appena si esce da Tbilisi è l'inquietante assenza di qualsiasi forza militare. Avevo letto che l'esercito georgiano, sconfitto in Ossezia, poi sbaragliato a Gori, aveva ripiegato sulla capitale per difenderla. Ebbene, giungo nei sobborghi della città. Avanzo di 40 chilometri sull'autostrada che taglia il Paese da Est a Ovest. Di questo esercito che si ritiene essersi concentrato per opporre una resistenza accanita all'invasione, quasi non si vede traccia. Qui c'è un posto di polizia. Più lontano, un gruppo di soldati in uniformi troppo nuove. Ma non un'unità combattente. Non un pezzo di difesa antiaerea. Nemmeno quel paesaggio di blocchi e sbarramenti che, in tutte le città assediate del mondo, dovrebbero ritardare l'avanzata del nemico. Un dispaccio annuncia che i carri armati russi si dirigono verso la capitale. L'informazione, ritrasmessa dalle radio e alla fine smentita, crea un disordine incredibile e fa sì che le rare automobili che si erano avventurate fuori della città tornino indietro. Ma il potere, stranamente, sembra aver abbassato le braccia. Forse l'esercito georgiano c'è, ma è nascosto? Pronto a intervenire, ma invisibile? Siamo in una guerra dove l'astuzia suprema è, come nelle guerre dimenticate d'Africa, di apparire il meno possibile? O il Presidente Saakashvili ha scelto di non combattere, come per mettere europei e americani davanti alla proprie responsabilità e alle proprie scelte («pretendete d'essere nostri amici? Ci avete detto cento volte che con le nostre istituzioni democratiche e il nostro desiderio d'Europa il nostro governo — in cui siedono (fatto unico negli annali) un primo ministro anglo-georgiano, ministri americano-georgiani, un ministro della difesa israelo-georgiano - era il primo della classe occidentale? Ebbene, è il momento di provarlo»)? Il fatto è che la prima presenza militare significativa nella quale ci imbattiamo è un lungo convoglio russo, almeno cento veicoli, giunto tranquillamente a rifornirsi di benzina in direzione di Tbilisi. Poi, a quaranta chilometri dalla città, all'altezza di Okami, ecco un battaglione, sempre russo, appoggiato da un'unità di blindati che ha il compito di impedire il passaggio ai giornalisti in una direzione e ai profughi nell'altra. Uno dei profughi, un contadino ferito alla fronte ancora inebetito dal terrore, mi racconta la storia di questo villaggio, in Ossezia, da dove è fuggito a piedi tre giorni fa. I russi sono arrivati. Sulla loro scia, le bande di osseti e cosacchi hanno saccheggiato, violentato, assassinato. Come in Cecenia, hanno raggruppato giovani uomini e li hanno imbarcati in camion verso destinazioni sconosciute. Sono stati uccisi padri davanti ai figli. Figli davanti ai padri. Nelle cantine di una casa fatta saltare con bombole di gas, si è scoperta una famiglia che è stata depredata di tutto quello che aveva tentato di nascondere, si sono fatti mettere gli adulti in ginocchio prima di giustiziarli con una pallottola in piena testa. L'ufficiale russo, responsabile del check point, ascolta. Ma se ne infischia. Ha l'aria di chi ha bevuto troppo e se ne infischia. Per lui, la guerra è finita. Nessun pezzo di carta — cessate il fuoco, accordo in cinque o sei punti — cambierà nulla alla sua vittoria. E quel poveraccio di profugo può raccontare quel che vuole.
Vicino a Gori, la situazione è diversa e improvvisamente diventa tesa. Ai margini della strada, jeep georgiane nei fossati. Più lontano, un tank carbonizzato. Ancora più lontano, un check point più importante del precedente, che blocca il gruppo di giornalisti al quale ci siamo uniti. Soprattutto, ci dicono chiaramente che ora non siamo più i benvenuti. «Siete in territorio russo — abbaia un ufficiale gonfio d'importanza e di vodka —. Può andare avanti solo chi è accreditato dalle autorità russe». Per fortuna, sbuca un'auto del corpo diplomatico. È dell'ambasciatore dell'Estonia. A bordo, oltre all'ambasciatore, c'è il Segretario del Consiglio Nazionale di Sicurezza, Alexander Lomaia, che ha l'autorizzazione di andare a cercare i feriti dietro alle linee russe, e accetta di farmi salire in macchina insieme alla deputata europea Isler-Beguin e a una giornalista del Washington Post. «Non posso garantire la sicurezza di nessuno, previene. È chiaro?». È chiaro. E ci stringiamo nell'Audi che si dirige verso Gori. Dopo altri sei check point, arriviamo a Gori. Non siamo al centro della città. Ma dal punto in cui Alexander Lomaia ci ha lasciati prima di ripartire, da solo, per recuperare i feriti, possiamo vedere incendi a perdita di vista. I razzi illuminanti che, a intervalli, rischiarano il cielo e sono seguiti da brevi detonazioni. Ancora il vuoto. Odore di putrefazione e di morte. Poi, l'incessante rimbombo di blindati e auto civili piene di miliziani riconoscibili dalla fascia bianca attorno al braccio e dai capelli trattenuti da una bandana. Gori non appartiene a quell'Ossezia che i russi pretendono di essere venuti a «liberare». È una città georgiana. Ebbene, l'hanno bruciata. Saccheggiata. Ridotta a città fantasma. Svuotata. «È logico, spiega il generale Vyachislav Borisov, mentre nel fetore e nella notte aspettiamo in piedi il ritorno di Lomaia. Siamo qui perché i georgiani sono degli incapaci, la loro amministrazione è crollata e la città era in preda ai saccheggiatori. Guardate...». E su un cellulare mi mostra alcune foto di armi, di cui sottolinea pesantemente l'origine israeliana. «Credete forse che potevamo lasciare questo bazar senza sorveglianza?». Nell'accendersi una sigaretta fa sussultare il piccolo carrista biondo che si era addormentato nella torretta. «Abbiamo convocato a Mosca il ministro degli Esteri israeliano. Gli è stato detto che, se continuava a rifornire i georgiani, noi avremmo continuato a rifornire Hezbollah e Hamas». Avremmo continuato...Che confessione! Passano due ore. Due ore di sbruffonate e di minacce. Finché torna Lomaia e ci affida un'anziana signora e una donna incinta che ha portato via dall'inferno incaricandoci di accompagnarle a Tbilisi.
Il presidente Saakashvili, affiancato dal suo consigliere Daniel Kunnin, ascolta il mio racconto. Siamo nella residenza presidenziale di Avlabari. Sono le due del mattino, ma i suoi consiglieri sono efficienti come in pieno giorno. È giovanissimo. Di una giovinezza rivelata dall'impazienza dei gesti, lo sguardo febbrile, i bruschi scoppi di risa. Del resto, tutti sono molto giovani. Ministri e consiglieri sono borsisti di fondazioni tipo quella di Soros, i cui studi a Yale, Princeton, Chicago sono stati interrotti dalla Rivoluzione delle Rose. È francofilo e francofono. Appassionato di filosofia. Democratico. Europeo. Liberale nel duplice senso — americano ed europeo — della parola. Di tutti i grandi Resistenti che ho incontrato nella mia vita, di tutti i Massud o Izetbegovic di cui ho preso le difese, è quello più evidentemente estraneo all'universo della guerra, ai suoi riti, ai suoi emblemi, alla sua cultura. Ma vi fa fronte. «Lasciatemi precisare una cosa, mi interrompe con improvvisa gravità...Non bisogna lasciar dire che siamo stati noi a iniziare la guerra...Siamo al principio di agosto. I miei ministri sono in vacanza. Io mi trovo in Italia, per una cura dimagrante e sono sul punto di partire per Pechino. Ecco che, sulla stampa italiana, leggo: «Preparativi di guerra in Georgia». Ha capito bene: sono lì, tranquillo, in Italia e leggo che il mio Paese sta preparando una guerra! Sentendo che c'è qualcosa che non va, torno subito a Tbilisi. E cosa vengo a sapere dai miei servizi segreti? Che i russi, nel momento stesso in cui riempiono le agenzie stampa di queste chiacchiere, stanno svuotando Tskhinvali dei suoi abitanti, ammassano truppe, trasporti di truppe, addetti al rifornimento di nafta in territorio georgiano e fanno passare colonne di carri armati attraverso il tunnel Roki, che separa le due Ossezie. Allora, supponga di essere responsabile di un Paese e di apprendere tutto questo. Che fare?». Si alza, risponde a due cellulari che suonano contemporaneamente, ritorna, stira le gambe. «Al centocinquantesimo carro armato posizionato di fronte alle vostre città, si è obbligati ad ammettere che la guerra è cominciata e, malgrado la sproporzione delle forze in campo, non si ha più scelta...». Con l'accordo dei suoi alleati, gli chiedo? Avvertendo i membri di quella Nato di cui le hanno sbattuto la porta in faccia? «Il vero problema è quel che è in gioco in questa guerra. Putin e Medvedev cercavano un pretesto per invaderci. Perché? Primo: siamo una democrazia e quindi incarniamo, per quanto riguarda l'uscita dal comunismo, un'alternativa al putinismo. Secondo: siamo il Paese dove passa il Btc, l'oleodotto che collega Baku a Ceyhan via Tbilisi; di modo che, se cadiamo, se Mosca mette al mio posto un impiegato di Gazprom, voi europei sarete dipendenti al cento per cento dai russi per l'approvvigionamento energetico. Terzo: guardi la mappa. La Russia è alleata dell'Iran. Anche i nostri vicini armeni non sono lontani dagli iraniani. Immagini che a Tbilisi si installi un regime favorevole alla Russia. Avremmo un continuum geostrategico che andrebbe da Mosca a Teheran. Spero che la Nato lo capisca.
Venerdì mattina. Con Raphaël Glucksmann, Gilles Hertzog, la deputata europea, decidiamo di tornare a Gori che, a seguito dell'accordo di cessate il fuoco redatto da Sarkozy e Medvedev, i russi avrebbero cominciato a evacuare e dove noi dovremmo raggiungere il patriarca ortodosso di Tbilisi e dove sembra che centinaia di morti siano abbandonati a cani e porci. Ma il patriarca è introvabile. I russi non hanno sgombrato. E stavolta siamo bloccati a venti chilometri da Gori, quando una vettura davanti a noi viene presa di mira da una squadra di irregolari che, sotto l'occhio placido di un ufficiale russo, fanno scendere i giornalisti e strappano loro cineprese, soldi, oggetti personali e il loro veicolo. Notizia falsa, quindi. Il solito balletto di notizie false, nella cui arte gli artefici della propaganda russa sembrano decisamente essere diventati maestri. Ci dirigiamo verso Kaspi, a metà strada fra Gori e Tbilisi, dove l'interprete della deputata ha la propria famiglia e dove la situazione appare più calma. In realtà, ci aspettano altre due sorprese. Prima di tutto, le distruzioni. Ma distruzioni che, ora, non prendono di mira prioritariamente le case e le persone. Che cosa, allora? Il ponte. La stazione. La ferrovia, che un gruppo di addetti alla logistica sta già riparando, guidati dalla sua stanza dal capo meccanico, gravemente ferito all'anca. Il sistema di comando elettronico del cementificio Heidelberg, a capitali tedeschi, colpito da un missile a guida laser. «Lì c'erano 650 operai, mi dice il direttore della fabbrica Levan Baramatze. Oggi, solo 120 di loro sono potuti venire. Il nostro apparato produttivo è a pezzi». A Poti, i russi hanno affondato la marina georgiana. Hanno colpito in tre punti l'oleodotto Btc. Qui, a Kaspi, hanno appositamente colpito i centri vitali di un'economia da cui dipende, indirettamente, quella della regione e del Paese. Terrorismo mirato. Volontà, ancora, di mettere il Paese in ginocchio. Poi, seconda sorpresa, i carri armati. Siamo alle porte della capitale. Condoleezza Rice, in questo momento, sta tenendo una conferenza stampa. Ecco che improvvisamente appare, volando a bassa quota sopra gli alberi, uno degli elicotteri da combattimento il cui arrivo è sempre un cattivo segno. Subito dopo, gli abitanti rimasti a Kaspi si ritrovano per la strada, davanti alle case e vengono velocemente imbarcati nelle vecchie Lada. Tutti urlano, a chi vuole ascoltare e in particolare al nostro autista, che i russi arrivano e che bisogna fuggire. Dapprima non ci crediamo. Invece, i carri armati ci sono. Sono esattamente cinque. Oltre ad un'unità del genio che comincia a scavare trincee. Il messaggio è chiaro. Rice o no, qui i russi sono a casa loro. Si dispiegano in Georgia come su un terreno di conquista. Non è esattamente come l'invasione di Praga. È la sua versione XXI secolo: una versione lenta, a colpi di umiliazioni, intimidazioni, panico...
L'incontro avviene alle quattro del mattino. Saakashvili ha trascorso la fine della giornata con la Rice. La vigilia con Sarkozy. All'una come all'altro si dice grato per i loro sforzi, per il loro interessamento e per la loro amicizia. Il Presidente ha un'aria malinconica. Forse si interroga sullo strano atteggiamento dei propri amici. Per esempio, sull'accordo di cessate il fuoco che ha ottenuto l'amico Sarkozy e che è stato redatto a Mosca, a quattro mani, con Medvedev. Saakashvili rivede col pensiero il Presidente francese, qui, in questo stesso ufficio, così impaziente di farlo firmare. Lo sente alzare la voce, quasi gridare: «Non hai scelta, Misha, sii realista; quando i russi arriveranno per destituirti, nessuno dei tuoi amici alzerà un dito per salvarti». E che strana reazione quando lui, Misha Saakashvili, ha ottenuto che chiamassero comunque Medvedev, il quale ha fatto rispondere che stava dormendo. Erano solo le 9, ma dormiva ed era irraggiungibile fino all'indomani mattina: anche il Presidente francese si è infuriato; l'amico francese non ha voluto aspettare. Fretta di rientrare? Troppo sicuro che l'essenziale fosse di firmare, qualsiasi cosa, ma firmare? Non è così, pensa Misha, che si negozia. Non è così che ci si comporta con gli amici. Ho visto questo documento. Ho visto le annotazione manoscritte dei due presidenti, georgiano e francese. Ho visto il secondo documento, sempre firmato da Sarkozy e affidato a Condi Rice, a Brégançon, affinché lo consegnasse a Saakashvili. Ho visto infine il memorandum di note redatte in serata da parte georgiana e giudicate vitali. Rice ha ottenuto — e non è un dettaglio — che fosse cancellata qualsiasi allusione al futuro «statuto» dell'Ossezia. Ha ottenuto — e non è trascurabile — che fosse precisato che il «perimetro ragionevole» — all'interno del quale le truppe russe erano autorizzate, nel primo documento, a continuare il pattugliamento per garantire la sicurezza dei russofoni della Georgia — divenisse un perimetro di «qualche chilometro». Ma dell'integrità territoriale della Georgia non si parla in alcun documento. Quanto al legittimo aiuto portato ai russofoni, tremiamo all'idea dell'uso che ne sarà fatto quando saranno i russofoni dell'Ucraina, dei Paesi Baltici o della Polonia a ritenersi minacciati a loro volta da una volontà «genocida»... È l'americano Richard Holbrooke, diplomatico di grosso calibro e vicino a Barak Obama, ad avere l'ultima parola: «In questa vicenda aleggia un cattivo odore di pacificazione forzata e di accordi di Monaco». O siamo capaci di alzare veramente la voce e di dire, in Georgia, basta a Putin. Oppure, l'uomo che è andato, secondo le sue stesse parole a «inseguire fin nei cessi» i civili ceceni, si sentirà in diritto di fare la stessa cosa con qualunque suo vicino. È così che si devono costruire l'Europa, la pace e il mondo di domani? (traduzione di Daniela Maggioni)
Bernard-Henri Lévy20 agosto 2008

La posizione del PS francese sulla Georgia


Géorgie - Ossétie du Sud
venerdì 8 agosto 2008, 12.01.57 Rédacteur
Le Parti socialiste (PS) s’inquiète du regain de tension entre la Géorgie et l’Ossétie du Sud. Le PS juge aventureuse l’intervention militaire géorgienne dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 août 2008. Elle ne peut que contribuer à détériorer les relations entre la Géorgie et ses États voisins.
(more…)

martedì 19 agosto 2008

verso la berlusconizzazione dell'Europa

Riporto la traduzione di un articolo del quotidiano spagnolo "El Pais" del 16 agosto dal titolo"Verso la berlusconizzazione dell'Europa".
"Il giornalista Indro Montanelli, che era di destra, si sbagliò a pronosticare che l'elezione di Berlusconi sarebbe stata utile. “Quell'uomo è una malattia: solo si cura con un vaccino. Una buona iniezione del Cavaliere come primo ministro per immunizzarci”. Nonostante, il popolo italiano lo ha votato non due, ma tre volte. “Il popolo” ammira quest'uomo. Montanelli si sbagliava anche ad insistere che “gli italiani non sono capaci di andare a destra senza il manganello”, facendo riferimento al fascismo. Questa destra berlusconiana non ha bisogno di manganelli, ha le televisioni.
Se la demagogia è la degenerazione della democrazia, accettiamo che l'Italia berlusconiana è il regno di tutte le demagogie possibili. Crisi economica, spazzatura a Napoli, crimine organizzato, corruzione ai livelli più alti. Però il nuovo governo italiano ha identificato immediatamente le cause di tutti i mali del Paese: gli immigrati e i bambini rom. Spero che le decisioni conseguenti non si prendano con il fine di raddrizzare l'Europa, come ha dichiarato il Cavaliere, che l'ha incontrata cambiata dopo due anni di assenza. “Un Europa senza Tony Blair, Aznar, Chirac e me stesso ha perso personalità e protagonismo ed è retrocessa”. Più chiaro di cosi è impossibile.
Quando Silvio Berlusconi promette di raddrizzare l'Europa, ciò significa, nel suo vocabolario, che in Italia si sono già raggiunti gli obiettivi proposti. Aveva una ricetta per il Paese e l'ha applicata. Desiderava un Paese senza norme, senza spirito critico, con individui addormentati in una passività carente di significato. E lo ha raggiunto in due decenni. Un progetto nato con la creazione del suo impero mediatico. Con il controllo dei mezzi di comunicazione, gli è stato facile ottenere il consenso che numerosi politici sognano. Quando Berlusconi parla di Europa, le sue parole si prendono alla leggera. Di fatti, con il suo colorito linguaggio, fa sembrare tutto meno serio di quello che è. Razzismo, xenobofia e maschilismo si trasformano in opinioni, in scherzi. E' la stessa tecnica che si utilizza da sempre nei suoi media: abituare la gente a quel tipo di discorsi fino a farli diventare normali. Si cerca di evitare gli ostacoli. La democrazia deve perdere tutta la sua forza. Si deve ammalare. Bisogna eliminare qualsiasi possibilità di difesa, che a volte si appoggia esclusivamente nell'uso di un linguaggio cortese, rispettoso verso il prossimo. E' il linguaggio che Berlusconi e chi gli sta attorno definiscono con disprezzo “politicamente corretto”.
Per questo, quando Berlusconi parla di raddrizzare l'Europa, bisogna prenderlo sul serio. Si è reso conto delle difficoltà di adattare l'Italia alle regole del gioco europeo e, in vista di ciò, ha deciso di adattare l'Europa al modello italiano. Adattare la realtà alla sua misura. Se ha funzionato in Italia, perché non tentare di “esportare” il modello in tutta Europa? In fondo è un grande imprenditore. E sta cercando imitatori. Chi credete che sia Sarkozy, se non un alunno della scuola di Berlusconi? Quello è il sogno del Cavaliere: un Europa a sua immagine e somiglianza.
La questione della immigrazione potrebbe essere un buon esempio per dimostrare che l'Europa sta diventando ogni giorno più berlusconiana. Il berlusconismo è un modo di analizzare il mondo, un autentica filosofia. Invece di affrontare il problema con serietà, basta lanciare alcuni slogan. Per gli immigrati irregolari, leggi rigorose. Il carcere, per esempio. Vogliamo spiegare al popolo la paura che può infondere l'idea di alcuni anni in prigione ad una persona che è disposta a morire per sfuggire dalla fame e dalla persecuzione?
Per far fronte alla caduta libera della sua popolarità, Sarkozy propone la creazione del bunker europeo: blindare l'Unione per lasciare fuori l'immigrazione indiscriminata. Una delle quattro priorità per i sei mesi di presidenza francese dell'Unione Europea. Il suo “contratto d'integrazione” è, in questo senso, un capolavoro, l'apoteosi della demagogia. Una dimostrazione del berlusconismo ad alto livello. L'idea che qualcuno possa integrarsi solo per aver firmato un contratto è un prodotto di un immaginazione che non sa, ne cos'è l'immigrazione ne cosa significa la povertà. Molti anni fa, quando collaboravo con la chiesa di Tànger in Marocco, fui testimone da una quantità di persone disposte a convertirsi al cattolicesimo in cambio di un visto per entrare in Spagna. Se la gente è disposta a cambiare religione, perché non dovrebbe firmare un foglio di carta?
In situazioni estreme, le persone sono disposte a firmare tutti i contratti possibili, e accettare infinite umiliazioni, ma è evidente che questo non risolve la situazione sull'immigrazione ne il disagio della popolazione locale. In un mondo globalizzato, affrontare la questione dell'immigrazione con slogan e demagogia può aumentare la popolarità di chi la utilizza, però non aiuta a risolvere nulla.
Solo con una visione aperta del mondo e accettando la realtà attuale potremmo sconfiggere il vero male: la povertà. Chiudere le porte dell'Europa è una fantasia, una grande bugia. Al contrario, il berlusconismo, che sta invadendo il vecchio continente, è una realtà consolidata; il problema è “la sua capacità di mentire così commovente– come diceva Montanelli – perché il primo a credere alle sue bugie è proprio lui”.

lunedì 18 agosto 2008

programmi progressivi

i programmi “progressivi” attuati dai reazionari servono solo a buggerare meglio la gente

Ernesto Rossi, lettera a Gino Luzzatto, 25 giugno 1962

macaluso su La Stampa

18/8/2008 - PARTITI E CLIENTELE
Peggio della Dc

EMANUELE MACALUSO
La vicenda politico-giudiziaria che ha coinvolto Ottaviano Del Turco e altri esponenti politici abruzzesi ha riaperto una vecchia polemica sui rapporti tra politica e giustizia orientando i riflettori essenzialmente sul versante giudiziario.Ancora una volta fenomeni che hanno un forte risvolto politico e che segnano i caratteri dei partiti e della stessa società in cui viviamo vengono letti solo attraverso gli atti giudiziari, che certo hanno un rilevante significato ma non totalizzante come appare nelle polemiche di ieri e di oggi. Per tornare al caso abruzzese, che non è solo abruzzese, non si capisce perché non si è ragionato sul ruolo che oggi hanno nella vicenda politica «imprenditori» sanitari come quello che improvvisamente ha assunto la veste di pubblico accusatore. E, soprattutto, ancora una volta non si ragiona su cosa sono oggi i partiti, cos’è il personale che li rappresenta nelle istituzioni e quindi qual è il rapporto tra istituzioni e cittadini. In definitiva, cos’è la democrazia. Il giornalista Marco Travaglio che legge tutto attraverso le lenti dei tribunali, nei giorni scorsi, dopo la morte dell’ex ministro Antonio Gava, ha scritto sull’Unità un articolo in polemica con tutti coloro che avevano ricordato l’uomo politico della Dc con parole laudative (tra questi anche lo storico Giuseppe Galasso). O solo cautamente neutre (quelle del Presidente della Repubblica) per sostenere che Gava stava «con lo Stato e la Camorra». E a sostegno della sua tesi, Travaglio riporta brani delle sentenze che hanno assolto Gava dall’accusa di «concorso esterno in associazione camorristica». I giudici di Napoli scrissero: «Risulta provato con certezza che Gava era consapevole dei rapporti di reciprocità esistenti tra i politici locali della sua corrente e l’organizzazione camorristica dell’Alfieri, nonché della contaminazione tra criminalità organizzata e istituzioni locali del territorio campano; è provato che lo stesso non ha svolto alcun incisivo e concreto intervento per combattere e porre un freno a tale situazione, finendo invece con il godere dei benefici elettorali da essa derivanti alla sua corrente politica: ma tale consapevole condotta dell’imputato, pur apparendo biasimevole sotto il profilo politico e morale, tanto più se si tiene conto dei poteri e doveri specifici del predetto nel periodo in cui ricoprì l’incarico di ministro dell’Interno, non può di per sé ritenersi idonea ad affermare la responsabilità penale».La distinzione che fanno i magistrati che scrissero quella sentenza tra responsabilità politiche e responsabilità penali è essenziale e investe il cuore delle polemiche a cui ho accennato. Distinzione estranea al giustizialismo nostrano. Certo, è discutibile che le responsabilità politiche di Gava siano riassunte nelle motivazioni di una sentenza e questo fatto richiama però le responsabilità della politica. Le cose scritte dai magistrati su Gava politico furono oggetto di analisi e critiche da parte del Pci, tuttavia non ci fu mai una riflessione della Dc, un partito che certamente ha avuto un ruolo essenziale nella costruzione democratica del Paese, ma che voleva identificarsi con la società così com’era. Il partito-diga in nome dell’anticomunismo aveva nel suo seno tutto e il contrario di tutto. E ora che la Dc, con i suoi meriti e le sue responsabilità, non c’è più come stanno le cose? Peggio di prima. Questa è la mia opinione. Il centro-destra ha teso ad ereditare tutto ciò che c’era nell’area moderata. E non è un caso che soprattutto nel Sud abbia ereditato anche le clientele più inquinate.Non bastano certo i proclami contro la mafia se non si analizzano i rapporti di dare e avere e gli insediamenti politici così ben descritti nella sentenza dei giudici napoletani. Un discorso che va fatto anche per il Pd. Più volte ho notato che i dirigenti di questa formazione, i quali parlano anch’essi di un partito-società, non vedono cos’è in molte realtà il Pd.Se la politica non è in grado di analizzare i fenomeni sociali e politici e anche criminali che attraversano la società e non dà risposte adeguate, è nelle cose che tutto venga affidato ai giudizi (anche politici) e alle sentenze dei magistrati. È quel che stiamo vedendo anche in Abruzzo.